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2009
Le SSAÉ mettra un terme à ses activités début 2010
Après la nationalisation, effective en octobre 2005, des missions de service public exercées par le SSAE, l’association a décidé de poursuivre ses activités pendant une période probatoire de trois ans. L’association, qui a redémarré avec une équipe réduite à cinq personnes après avoir perdu son réseau d’accueil en province, estimait cette durée nécessaire pour retrouver un financement stable et démontrer l’utilité de ses nouveaux travaux.
S’étant défini comme une plate-forme d’échange entre les différents acteurs des politiques migratoires et d’expertise au service de ces acteurs, le SSAE a organisé de nombreuses rencontres, publié de nombreux travaux sur les différents aspects des migrations et rendu de nombreux services à ses partenaires.
N’ayant pas réussi à retrouver malgré ses efforts un financement stable et régulier, son conseil d’administration a décidé de proposer à une assemblée extraordinaire qui se tiendra fin janvier 2010 l’arrêt de ses activités après avoir honoré tous les engagements contractés au titre de l’année 2009 à l’égard de ses partenaires.
Cet échec financier tient aux raisons suivantes :
- difficulté rencontrée par l’association pour déployer son nouveau modèle économique ;
- à la disparition des subventions de fonctionnement et aux difficultés pour les petites associations d’accéder au financement de projet;
- à l’absence de tout soutien de la part des nouvelles agences de l’État, hormis l’Acsé, chargées de la mise en uvre des politiques d’immigration ou de promotion de l’égalité des chances ;
- à la faiblesse des engagements ou concours obtenus des partenaires sociaux ou associatifs sollicités pour constituer une plate-forme d’élaboration d’un Livre vert sur les migrations ;
- au déséquilibre entre l’ampleur de la tâche et la modestie de la taille de l’équipe de permanents.
Le soutien très encourageant de certaines grandes collectivités territoriales ou métropoles n a pas suffi, dans le délai imparti, pour prendre partiellement la relève budgétaire d’un État défaillant.
Le SSAE prend acte de ce que, dans la France d’aujourd hui, il n’y a plus de place pour une association de sa nature.
Il demeure toutefois profondément convaincu de l’utilité de travaux non émotionnels sur les questions migratoires et de la nécessité de déjouer l’instrumentalisation politique permanente de ces questions en favorisant le dialogue entre les différents acteurs, par exemple à l occasion de l’élaboration d’un Livre Vert sur les migrations dont il avait pris l’initiative.
L’association adresse ses remerciements à celles et ceux qui ont soutenu son action au cours des dernières années (ses partenaires, ses adhérents, ses bénévoles, les universitaires et chercheurs qui l’ont accompagnée bien au-delà du cercle de son conseil scientifique ). Les différentes instances de l’association feront leurs meilleurs efforts pour que les travaux du Livre vert sur les migrations soient poursuivis sous une forme allégée dans un autre cadre et pour que sa revue continue, si possible, à être publiée. Et tous ceux qui ont pris part à la tentative de relance de ses activités depuis 2005 poursuivront leur engagement personnel dans un autre cadre.


Madame,monsieur,
Membre d’un groupement d’ongs nationales de » TERRE PACIFIQUE MONDE,dite UTPM,qui regroupe 250 associations locales à LOME ( Togo) conformément à LOME IV révisé par les ACCORDS DE COTONOU 2000,je viens de prendre connaissance de la fin de vos activités .
Quel dommage ! je demande à votre Président (e) de bien vouloir prendre contact avec moi sur mon portable au :
06 89 91 45 62 , qui sait les miracles existent aussi en 2010
En tout cas je vois que les priorités gouvernementales françaises sont d’éradiquer les associations quo travaillent en faveur de la diaspora et de l’immigration
Veuillez agréer madame,monsieur le Président l’assurance de nos sincères salutations
Mary ALEXIS
Je suis une ancienne du SSAE:Assistante Sociale de 1991à2003 en Seine et Marne,j’ai souhaité partir avant la débâcle et le passage à l’ANAEM.
Je voudrais témoigner de ma désolation face à ce gâchis et à cette perte de savoir faire.
Je suis actuellement étudiante en D.U. « Santé Maladie Soins et Culture » organisé conjointement par le Centre Minkowska et l’Hôpital Georges Pompidou.
Mon sujet de mémoire traitera de la question de l’adoption « intrafamiliale ds le cadre de la migration,la question des mineurs confiés,la confrontation de cette question ds les sociétés traditionnelles avec la règlementation du séjour et de l’adoption en France…
Et que devient l’intérêt supérieur de l’enfant ds tout ça?
Serait il possible que je puisse disposer de documentation a ce sujet avant qu’il ne soit trop tard?
J’habite en région parisienne et peux donc me déplacer sur Paris si nécéssaire
Je reste à votre disposition.
Cordialement.
Christine Boullet
les coquilles vides finissent toujours par se casser
Madame, monsieur,
L’Association de Médiation Culturelle (A.M.I.) propose cette année plusieurs séminaires susceptibles de vous intéresser.
Nous vous informons que les séminaires auront lieu le dernier mercredi de chaque mois, dans les locaux de la maison cantonale, 42 rue des nuits – 33100 Bordeaux Bastide de 18h30 à 20h30. Vous trouverez ci-joint le programme des séminaires de l’années 2010.
Nous vous informons que nous publions une revue annuelle qui reprend l’ensemble des séminaires.
AMI
Séminaires AMI Année 2010
(Accompagnement Psychologique et Médiation Interculturelle)
Le séminaire aura lieu dans les locaux de la maison Cantonale, 42 rue des nuits – 33100 Bordeaux Bastide de 18h30 à 20h30. Accès Tram A arrêt jardin botanique, bus ligne 10 et 45.
31 Mars : Sylvain POUPI (Anthropologue) : Appropriation de l’espace et de la temporalité auprès de la population issue de l’immigration au travers de l’anthropologie. Michel DEMANGEAT (Psychiatre, Psychanalyste) : Espace et temporalité dans l’œuvre de Proust.
28 avril : Luc MONNIN (Architecte du CATH de Toulouse) et Hélène BAUPERE (Directrice de l’association des Amis des gens du voyage de la Gironde) : Les gens du voyage et l’architecture nomade.
26 Mai : Odile REVEYRAND-COULON (Psychologue, Maître de conférence à l’Université Victor Segalen Bordeaux II) : La question du retour : entre ici et là-bas, Interculturation spatiale et élaboration psychique . Julie CASSAGNE (Psychologue clinicienne) : Enfant de migrant et exil.
30 juin : Didier LAPEYRONNIE (Sociologue, Maître de Conférence à la Sorbonne Paris V) : Ghetto Urbain, ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui. Alain THERS (Doctorant en Psychologie) : La construction identitaire au travers des autels privés, le cas Vietnamien.
29 Septembre : Mohamed FAZANI (Juriste, Directeur de l’ Association A.L.I.F.S.) : Le vieillissement en situation migratoire. Sandra BENARD (Psychogérontologue) : Les personnes âgées immigrées.
27 octobre : Olivier MAYE (Psychosociologue) : L’appropriation de l’espace. Maddalena FARINA (Psychologue du développement et de l’éducation, Italie) : La transmission de la langue dans le cadre de l’immigration ?
24 Novembre : Nicole RAMIANDRASOA (Anthropologue) : Espace et temporalité, de la terre des ancêtres à l’exil, l’exemple de Madagascar. Leonardo CIRNE (Psychologue clinicien) : Eternels adolescents ou adultes précoces ? L’exemple du Brésil.
15 Décembre : Documentaire vidéographique de Jean-Paul LASCAR (Cinéaste, périph production) : La rénovation de la place du 8 mai 1945.
Accès gratuit à tous les séminaires pour les adhérents à l’association (adhésion : 30 €, étudiants, chômeurs :20 €)
Accès à tous les séminaires pour les non adhérents à l’association AMI : 35 €, étudiants 20 €..
Cotisation par séminaire : 6 €. Tarif étudiant 5 €.
Accompagnement Psychologique et Médiation Interculturelle. 10 rue de la Benauge 33000 Bordeaux.
Tel : 05 56 86 91 70 / Fax : 05 56 86 96 92 / email : AMI.Bordeaux@wanadoo.fr
Site : http : //ami-asso.com
Bonjour,
Je voudrais laisser plus qu’un commentaire ; un témoignage mon premier et peut être mon dernier témoignage …
Il y a 33 ans, je suis arrivée en France d’un pays de l’Amérique Latine où les dictatures faisaient de centaines de prisonniers politiques par jour, dont la plupart disparurent sur les tortures…!!
J’avais seulement 21 ans et comme balise de voyage, ma douleur atroce d’avoir laisser dans mon pays, ma petite fille de 2 ans, dans la précipitation de vouloir sauver ma vie et la sienne…
Arrivée à Paris avec 120 dollars en tout et pour tout capital me permettant de survivre sans parler la langue …
J’ai trouvé une association humaine digne de se nom, la SSAE, qui m’a tendu la main, la seule aide que j’ai eu toute ma vie, mais que en ce moment était vitale…Elle m’a aidé simplement à devenir une femme, une mère, les bases pour pouvoir reconstruire : faire venir ma fille, un petit travail, un cours de français. Je peux dire aujourd’hui MERCI
Ce merci n’est pas un simple mot ; c’est la représentation de ce que nous sommes devenues (ma fille et moi) aujourd’hui 33 ans plus tard.
Après des études supérieures en informatique, je dirige une petite entreprise en Recherche y développement en NTIC, jusqu’à l’année dernière j’avais crées 20 postes de travail, sans compter les stagiaires que viennent de différents centres de formation. Ma fille est docteur en physiologie et maitre de conférence en faculté, elle a aujourd’hui 2 frères (mes enfants) nés en France donc un vient de finir ses études supérieures et un petit frère au collège.
C’est en recherchant Mme Guillaumme, assistante sociale en 1977/1978 au sein de votre association que je suis arrivé sur cette page, si triste que me bouleverse terriblement.
Je voudrais comme même vous demander, si vous pouvez me renseigner sur Mme Guillaumme et pouvoir ainsi la remercier 33 ans plus tard.
Je voudrais ajouter mes ressentis de savoir que les associations comme celle-ci sont entrain de disparaître mais les mots me manquent …
Ce pays que j’aime tant, qui es devenu le mien, que je choisi pour sa représentation historique dans la défense des droits de l’ Homme, est entrain de perdre son âme au même temps que son structure interne dont les associations de ce type font parti…
Avec mes infinis remerciements
Maria Hernandez